Référentiel RGESN : SNCF Connect & Tech vise haut et atteint 82/100

Avec une note de 82/100 au Référentiel Général d'Écoconception de Services Numériques (RGESN), SNCF Connect & Tech signe un site internet à la fois performant et frugal. Un chantier d’écoconception qui illustre un engagement concret pour un numérique responsable.

Publié le : 05/06/2025
Lecture : 7 min

SNCF Connect & Tech a choisi de s’inscrire dans la démarche du Référentiel Général d'Écoconception de Services Numériques (RGESN) pour son nouveau site institutionnel. Publié conjointement par la Direction interministérielle du numérique (DINUM), l’ADEME, le Ministère de la Transition Écologique et l’Institut du Numérique Responsable, ce référentiel constitue aujourd’hui la référence en matière d’écoconception numérique en France.

 

Retour sur cette approche transversale et rigoureuse, qui a couvert l’ensemble du cycle de vie du site.

L’écoconception, une exigence technique… et stratégique

 

Dès le lancement du projet, les objectifs ont été clairement établis : concevoir un site vitrine performant, accessible, durable, aligné avec les meilleures pratiques du numérique responsable. Loin d’être cantonnée à une couche cosmétique en fin de production, l’écoconception s’est inscrite comme la colonne vertébrale du site, influençant toutes les strates – de la structuration de l’arborescence aux choix d’architecture technique.

 

« Prendre la décision de développer un nouveau site en suivant le RGESN peut sembler évident ou incontournable en théorie. Mais la réalité est tout autre. Les efforts pour concrétiser l’objectif d’un site à la hauteur des attentes RGESN sont conséquents et mobilisent toutes les parties-prenantes du projet. Cela demande aux équipes de se former, de se challenger sur des choix de technologies et de développement, etc. Il faut se confronter à de nouveaux standards encore peu éprouvés, accepter l’inconnu », Mathilde Lecompte, Responsable RSE SNCF Connect & Tech.

 

Un tel choix, bien que non obligatoire, reflète une volonté affirmée de placer les principes de sobriété numérique au cœur de la transformation digitale de l’entreprise.

 

« Dès les premières réflexions, nous souhaitions écoconcevoir le site. C’était une évidence. Il fallait que le site reflète nos valeurs et notre engagement pour un numérique responsable. Cette réflexion a infusé dans l’ensemble du projet que ce soit dans la conception des maquettes jusqu’au code par les équipes technologiques pour assurer la sobriété du site. Nous sommes très fiers du résultat final ! », Charlotte de La Ronde, Directrice de la communication SNCF Connect & Tech. 

Une démarche collective, exigeante… et gratifiante

 

Le succès de ce projet repose avant tout sur l’engagement collectif des parties prenantes : développement en interne pour les aspects techniques (front-end/back-end) et en externe des maquettes avec l’agence La Netscouade.

 

« Chaque fonctionnalité, chaque élément visuel a été questionné : sa présence est-elle justifiée ? Sa charge technique est-elle proportionnée à son utilité ? Ce travail d’analyse permanente, parfois complexe, a renforcé la cohérence d’ensemble et consolidé l’adhésion de chacun au projet », Rémi Brissaud, développeur Back-end.

 

Sur le plan technique, chaque sprint a été étudié et le code revu pour plus de sobriété. Un soin particulier a été apporté au front-end. Les composants React – framework retenu pour la construction de l’interface – ont été factorisés, rationalisés et allégés autant que possible.

 

« Bien que React ne soit pas, par défaut, le plus vertueux en matière de performance énergétique, son adoption a été assumée comme un défi supplémentaire : celui d’en faire un outil aussi sobre que possible, en maîtrisant précisément les coûts techniques associés », Sylvain Bousselier, développeur front-end.

 

Ainsi, le nombre de requêtes HTTP a été strictement limité, les appels réseau ont été optimisés via des techniques de lazy loading et les styles CSS ont été réduits à l’essentiel, sans surcharge superflue. Chaque sprint technique a fait l’objet d’arbitrages concertés entre performance, maintenabilité et frugalité.

 

« On a tout challengé. On a par exemple retiré un carrousel parce que le composant tabs faisait le même job pour moins de charge. », Rémi Brissaud, développeur Back-end

Des choix visuels sobres, mais pas austères

 

L’écoconception ne se limite pas à des considérations techniques : elle s’exprime également dans les choix graphiques et l’expérience utilisateur. Le design du site a été pensé dans une logique de réduction de l’empreinte visuelle, sans pour autant sacrifier l’identité de marque ou la qualité de l’expérience.

 

Les images ont été systématiquement compressées, redimensionnées automatiquement selon la taille de l’écran, et converties en formats modernes tels que le WebP, bien plus légers. Lorsque plusieurs déclinaisons étaient possibles, l’équipe a privilégié l’usage de techniques CSS plutôt que la multiplication des fichiers.

 

« Certaines images initialement prévues en plusieurs coloris ont été remplacées par une seule version en niveaux de gris, recolorisée à la volée via le CSS. Une solution à la fois élégante et économe en ressources qui fait vraiment la différence », Sylvain Bousselier, Développeur Front-end.

 

Enfin, les éléments les plus énergivores, tels que les vidéos ou animations complexes, ont été limités, voire écartés, pour éviter toute surcharge inutile.

Une mécanique de contribution bien huilée

 

Une fois le site mis en ligne, le travail d’écoconception se poursuit. Car la performance initiale ne saurait être pérenne sans une vigilance constante, en phase d’exploitation. À cette fin, l’équipe projet a mis en place une organisation rigoureuse du back-office, intégrant les principes du RGESN dans le quotidien des contributeurs.

 

Les équipes en charge de l’administration du site ont été formées aux bonnes pratiques : compression des images, choix des formats de fichiers, structuration des pages, sobriété des documents téléversés… L’outil de gestion de contenu Drupal, associé à des extensions d’analyse et aux Web Developer Tools, permet un suivi technique continu : nombre de requêtes par page, gestion du cache, compression GZIP, poids moyen des pages… Autant d’indicateurs surveillés en RUN, avec des plans d’action pour corriger les éventuelles dérives.

Un score de 82 %, reflet du chemin parcouru

 

Une fois le site finalisé et mis en ligne vient un second travail : la formalisation de la démarche RGESN. Une synthèse méticuleuse et détaillée des 78 critères du référentiel. Objectif ? Expliquer les choix réalisés, identifier les points forts, mais aussi les axes de progrès. Un pré-audit externe conduit par l’agence Temesis (experte en écoconception numérique) a permis de valider la déclaration, de la rendre plus exhaustive et conforme aux attentes du référentiel.

 

Avec un score final de 82/100 au RGESN, le site de SNCF Connect & Tech se positionne parmi les acteurs les plus exemplaires en matière d’écoconception numérique. Une performance qui témoigne de la rigueur du travail mené et qui se poursuivra avec un suivi régulier par le référent interne dédié à l’écoconception. Des mises à jour régulières seront réalisées pour maintenir le score et tenter d’aller un peu plus loin chaque année.

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